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Archives de la catégorie ‘Plate-forme’

Banjo – Kazooie

Posté par legacy le 08 Mai 2011

Grand classique du jeu de plate-formes, Banjo – Kazooie a été développé par Rare (le studio responsable des séries Donkey Kong Land et Donkey Kong Country) et édité par Nintendo. Le jeu est sorti en 1998 sur Nintendo 64. Il met en scène un ours, Banjo, et son amie Kazooie, un (une ?) oiseau qui vit dans son sac à dos (ma foi…). C’était l’un des premiers jeux de plate-formes offrant à un joueur seul la possibilité de profiter des techniques de deux héros.

 

 

Boîte de Banjo - Kazooie sur Nintendo 64

 

 

La sorcière Gruntilda demanda un jour à son chaudron : « Chaudron, qui est la plus belle de la Montagne Perchée ? ». Et le chaudron lui répondit : « Tooty ». Dès lors, la sorcière Gruntilda n’eût plus qu’un but : enlever Tooty et lui dérober sa beauté. Quand il eût remarqué la disparition de sa sœur, Banjo l’ours partit à sa rescousse, épaulé de son amie Kazooie l’oiseau.

 

Le joueur évolue sur des tableaux magnifiques allant des forêts ensoleillées de la Montagne Perchée aux quais pollués de la Baie de Rusty Bucket en passant par la luxuriante Baie du Trésor, le répugnant Marais Moisi, le glacial Pic Polaire ou encore l’étouffante Vallée de Gobi. Les graphismes sont magnifiques et incroyablement variés.

 

Les musiques contribuent également beaucoup à donner au jeu son aspect enfantin. Les musiques principales sont d’ailleurs basées sur des chants d’enfant ou de cours d’école. Ainsi, vous vous en douterez, le jeu était tout public (n’oublions pas que Rare a entre autres développé la série Killer Instinct, GoldenEye 007 et StarFox… C’est ce qui s’appelle faire un peu de tout).

 

 

Banjo et Topper la carotte

 

 

La diversité des personnages est incroyable; On trouve de tout : Topper la carotte, Bottles la taupe, Brentilda la grosse fée, sœur de Gruntilda la sorcière, Clanker la baleine robot, Loggo la cuvette de toilettes, Trunker le palmier, Bawl l’oignon, Jinxy le Sphinx enrhumé… Tous plus délirants les uns que les autres. La richesse de leurs personnages a toujours été l’une des grandes forces de la série Banjo – Kazooie (car oui, il y’a eu deux autres suites). L’humour est omniprésent tout au long de l’aventure.

 

Mais avant tout, le joueur compte sur ses deux héros, Banjo et Kazooie. Le joueur contrôle principalement Banjo aidé de Kazooie qui est dans son sac, mais peut incarner Kazooie, auquel cas Banjo se laisse trimbaler sur son dos. Le gameplay de Banjo est assez simpliste; Il s’agit de rouler, donner des coups de poing ou sauter. Kazooie quant à elle peut donner des coups de bec, lancer des œufs, planer quand Banjo saute ou parfois voler. Tout au long de l’aventure, Bottles la taupe dévoilera au joueur de nouvelles techniques permettant de progresser dans les niveaux.

 

Le joueur doit collecter des notes de musique et des pièces de puzzle pour faire avancer l’histoire. Les pièces de puzzle servent à débloquer les différents mondes (à la manière d’un Super Mario 64 avec ses étoiles). Les notes de musique sont au nombre de cent par mondes, et sont perdues en cas de mort, ce qui offre un challenge supplémentaire.

 

 

L'une des premières apparitions de Mumbo Jumbo !

 

 

En plus des mouvements combinés des deux héros et des techniques enseignées par Bottles la taupe, Rare a réutilisé une technique de gameplay déjà vue dans Donkey Kong Country, la transformation. Ainsi, Mumbo Jumbo le chaman transformera au cours de l’aventure nos deux héros en termite, en morse, en crocodile, en abeille ou encore en citrouille, permettant de collecter certaines pièces de puzzle ou notes de musique inaccessibles auparavant.

 

Il s’agit là d’une grande réussite de Rare (comme la majorité de leurs jeux d’ailleurs), qui a laissé son empreinte dans l’histoire du jeu de plate-formes (comme GoldenEye 007 pour le jeu de tir, Killer Instinct pour le combat…). Des suites ont vu le jour. Tout d’abord Banjo – Tooie sorti deux ans plus tard sur Nintendo 64, puis Banjo – Kazooie : La revanche de Grunty sur Game Boy Advance, et enfin Banjo – Kazooie : Nuts & Bolts sur Xbox 360.

 

Mon frère (hi bro) et moi avons passé des heures sur ce jeu à tenter de résoudre les différentes énigmes. La difficulté n’était pas énorme, mais était tout de même présente. Le jeu n’était jamais lassant, les tableaux étant très variés, les sons, l’histoire et les dialogues étaient hilarants; Banjo – Kazooie reste pour moi l’un des meilleurs jeux de plate-formes de tous les temps. A noter pour les amateurs que le jeu a été réédité pour le Xbox Live il y’a à peu près deux ans.

 

 

Sources :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Banjo-Kazooie

http://www.jeuxvideo.com/jeux/nintendo-64-n64/00001590-banjo-kazooie.htm

http://www.gameblog.fr/jeux/1868_banjo-kazooie#id_jeu=3731

http://www.quebecgamers.com/thisweek/13Dec2008/index.html

http://banjo-comet.com/banjo-kazooie/test.html

 

 

Et pour finir voici une petite vidéo de gameplay. Enjoy !

 

 

Jet Set Radio

Posté par legacy le 06 Avr 2011

La Dreamcast connut à mon grand regret une fin prématurée (même si quelques éditeurs ont continué à produire quelques jeux en hommage à la console). Après moins de trois ans d’existence, la commercialisation cessait. Elle aura pourtant accueilli certains des meilleurs jeux qui aient existé. Jet Set Radio est, dans son genre,  l’un de ceux-ci; Les critiques du jeu étaient excellentes, mais les ventes furent mauvaises. Il fut développé développé et édité par Sega.

 

 

Boîte de Jet Set Radio

 

 

Le jeu présentait pour la première fois la technologie du cell shading, ce qui rend l’animation très fluide et donne une grande puissance aux effets visuels. L’histoire prend place dans une ville nommée Tokyo-to, qui est divisée en plusieurs quartiers soumis à la guerre des gangs locale. C’est ainsi que le joueur, incarnant Beat au début du jeu (le gars avec la bombe de peinture sur la boîte du jeu), en vient à former les GG, et compte bien imposer sa loi en ville, à travers une guerre des tags; Ainsi un quartier recouvert de tags d’un gang est contrôlé par le gang en question. Mais les adversaires sont nombreux et peu dociles (en plus des gangs, la police est bien sûr de la partie).

 

Le tout se déroule dans une ambiance complètement enivrante; La bande-son est très dynamique, très jeune (beaucoup de hip-hop, électro, rock, de scratchs, de mixs…) – Je compte aujourd’hui encore la bande sonore de ce jeu comme étant l’une des meilleures – le gameplay est très accrocheur, rapide et fluide, on grinde sur tous les rails / gouttières de la ville (Les niveaux sont d’ailleurs très spacieux et souvent sur plusieurs étages), on fait un tag dès qu’on croise un emplacement – pour faire un tag il faut réaliser une séquence de touches – et la difficulté est relativement bonne. Beaucoup de décors sont destructibles, et un mode deux joueurs, dédié aux courses, donne un petit plus au jeu.

 

 

Certains tags devaient même être faits pendant un grind

 

 

Tout le jeu est baigné dans l’ambiance d’un DJ  local, le Professeur K, qui émet sur sa station radio pirate (Jet Set Radio). C’est lui qui incite les jeunes à la révolte, qui diffuse de la musique speed, et qui narre les cinématiques et divers évènements du jeu. C’est un personnage complètement déjanté qui, dès la cinématique d’introduction, met le joueur dans l’ambiance. Le jeu en lui-même était d’ailleurs complètement déjanté et hors du commun. C’est l’un des rares jeux qui n’ai pas été controversé à sa sortie malgré son caractère vandale.

 

Car la police prenait une part importante dans l’histoire; Si au début les moyens déployés se limitaient à une voiture de patrouille et quelques agents qui essaient de vous taper dessus et s’accrochent à vous, ce sont à la fin du jeu des hélicoptères, des tanks des agents spéciaux qui vous tirent dessus et vous traquent dans les rues de Tokyo-to. Chaque intervention de la police était accompagnée du Capitaine Onishima, dont les dialogues, les expressions et l’animation étaient « mémorablement » grotesques. On pouvait d’ailleurs l’immobiliser quelques secondes en lui faisant un tag dans le dos.

 

 

Professeur K

 

 

A l’époque où les jeux de sports extrêmes se limitaient à des « semi-simulations » comme Tony Hawk’s Pro Skater 2, Dave Mirra’s Freestyle BMX ou Cool Boarders (pour ne citer que ceux que j’ai actuellement en tête), Jet Set Radio révolutionnait le jeu de sports extrêmes; Il était bien sûr un jeu d’arcade pur et dur, aux graphismes révolutionnaires (premier emploi dans un jeu vidéo grand public du cell shading; Le concept est aujourd’hui très connu et a été utilisé dans l’industrie du cinéma, et réutilisé dans de nombreux jeux vidéos (la série des Dragon Ball Z : Budokai, Borderlands, The Legend of Zelda : The Wind Waker…). Les musiques étaient complètement dans le style du jeu – déjantées elles aussi – en bref, l’ensemble du jeu a été une vraie bombe.

 

C’est l’un des grands jeux qui ont contribué à faire de la Dreamcast une console d’anthologie. Ainsi, le jeu original n’a jamais été officiellement porté sur aucun autre support (A ma connaissance, Sega n’a jamais distribué de jeu Dreamcast sur une autre console qu’elle même). Une suite, nommée Jet Set Radio Future est sortie sur Xbox en 2002; Le jeu était réussi et s’est bien vendu, mais il n’a jamais eu auprès des gamers le succès du premier opus.

 

Pour l’anecdote, le jeu est sorti d’abord au Japon sous le nom de Jet Set Radio, mais était encore buggé et incomplet. Il a donc été réédité sous le nom de De La Jet Set Radio, qui donna Jet Grind Radio aux Etats-Unis (car une station de radio portant ce nom existait déjà), et le Jet Set Radio que nous connaissons en Europe.

 

 

Le Capitaine Onishima pourchassant Beat

 

 

Je ne compte plus les heures passées sur ce jeu. L’histoire, quoique complètement tordue, était intéressante et prenante, et le gameplay très excitant. J’ai passé des heures à parcourir la ville  juste pour le fun, à m’amuser à passer des combos entre les rails, à m’acharner sur le mode histoire… Les personnages sont très variés, chacun a sa personnalité, sa technique et son style de tag (il y’avait d’ailleurs un éditeur de tag dans le jeu)… Je songeai d’ailleurs récemment à me racheter une Dreamcast , et l’un des premiers jeux à me me venir à l’esprit était… Jet Set Radio ! (ainsi que Resident Evil : Code : Veronica, Sonic Adventure, Blue Stinger et Crazy Taxi entre autres, mais nous y reviendrons un de ces jours).

 

 

Sources :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jet_Set_Radio

http://www.listal.com/viewimage/1364779

http://www.oldandfun.fr/retro/Jet-Set-Radio

http://www.sega-mag.com/scans+jeux-maxi-89-7.htm

http://segahistory.free.fr/html/smilebit/jsr.htm

 

 

Et pour finir voici une petite vidéo de gameplay. Enjoy !