Legacy's Games

Journal d'un gamer

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Fahrenheit

Posté par legacy le 03 Avr 2011

Fahrenheit est un jeu d’aventure sorti fin 2005 sur PS2, PC et Xbox. Il a été édité par Atari, et développé par Quantic Dream, un studio français, sous la direction de David Cage. C’est ce même studio qui est à l’origine du somptueux Heavy Rain sorti sur PS3 il y’a maintenant un an. J’avais le jeu sur PS2.

 

 

Boîte de Fahrenheit sur PS2

 

 

Ce jeu, aux graphismes pourtant peu convaincants, était doté d’une bande-son magistrale, d’un scénario béton, d’un gameplay et d’une accroche renversants. C’est tout un ensemble de détails qui donnaient à Fahrenheit sa puissance. On retrouvait aussi pour la première fois un vrai concept de déroulement du jeu et de fin alternatifs.

 

Le concept d’Heavy Rain a été très fortement inspiré par Fahrenheit. Quiconque a joué à ces deux jeux s’en rendra bien compte; On retrouve le principe de fins alternatives, influencées par nos actions durant la partie, l’incarnation de plusieurs personnages de l’histoire (on suit deux voire trois personnages qui ne se sont potentiellement jamais rencontrés, donnant une plus grande dimension à l’histoire). Et on avait déjà la notion de Quick Time Event (QTE). On retrouvait aussi sur quelques cinématiques un mode écran splitté permettant de voir le point de vue de deux personnages en même temps (comme dans la série 24H). Sauf qu’on assiste à des évènements dont on ne devrait théoriquement pas avoir connaissance.

 

 

Le policier se rapproche… La tension monte !

 

 

On trouve également dans Fahrenheit un concept de « barre de déprime »; En fonction de l’humeur du personnage (humeur influencée par les actions du joueur), les dialogues, l’intrigue, le déroulement et même la fin du jeu peuvent changer.

 

Les Quick Time Events sont appliqués aux combats et aux scènes d’action. Ainsi, on devra appuyer en chaîne sur R1 et L1 quand il faudra courir (à la Track & Field !) , réaliser une succession de touches correctement pour gagner un combat, ou appuyer en rythme sur les touche directionnelles pour danser ! Mais les QTE ont tout de même été un peu surexploités à mon goût. Ainsi on nous demandera de faire un mouvement directionnel pour se sécher les mains ou pour prendre sa tasse de café (comme dans Heavy Rain où, sans Playstation Move, le mouvement pour par exemple ouvrir une porte de voiture est un peu « trop réaliste »… Une pression sur croix aurait suffi). Mais bon, tout ça fait partie du gameplay, et on n’a pas trop de mal à s’en accommoder.

 

 

L’une des toutes premières scènes du jeu… x)

 

 

Pour reprendre la première scène du jeu, imaginez-vous reprenant connaissance dans les toilettes d’un restaurant lugubre, un couteau ensanglanté à la main et un cadavre à terre. Le tout en écran splitté; Sur le premier écran, on suit un policier du même restaurant qui se dirige vers les toilettes. Sur le second, vous contrôlez votre personnage, Lucas, et devez vous dépêcher de prendre une décision : cacher les preuves ? S’enfuir par la fenêtre ? Attendre le policier ? (Je déconseille fortement d’attendre), le tout sur une musique d’ambiance carrément stressante…

 

J’ai passé beaucoup de temps sur ce jeu quand j’étais plus jeune. J’avais pas mal de sauvegardes différentes,  j’aimais beaucoup le fait de pouvoir rejouer différemment une scène pour voir ce qui se serait passé. Aujourd’hui, Heavy Rain exploite à fond ce principe, et offre une multitude de possibilités qui n’existaient pas encore dans Fahrenheit. Mais bon, on faisait avec ce qu’on avait.

 

 

Sources :

 

http://www.jeuxvideo.com/articles/0000/00005660_test.htm

http://pixelplayer.se/spel.php?id=239

http://nounouogg.blog.jeuxvideo.com/122449/Split-screen/

http://www.pcgameshardware.com/?menu=browser&article_id=629448&page=2

 

 

Et pour finir voici une petite vidéo de gameplay. Enjoy !

 


 

 

Asteroids

Posté par legacy le 03 Avr 2011

Ma toute première console était un Atari 7800. Elle fonctionnait avec des cartouches de jeu, et avait la particularité d’intégrer un jeu dans sa ROM. Ainsi, si l’on démarrait sans cartouche, elle bootait sur Asteroids, un shoot’em up multidirectionnel. On peut jouer solo ou à deux, avec et quatre niveaux de difficulté, et trois modes de jeu à deux (coopération, chacun son tour, l’un contre l’autre).

 

 

Un Atari 7800 avec Asteroids en ROM

 

 

Le principe est simple : vous incarnez un vaisseau spatial, représenté par un triangle. Vous pouvez pivoter dans les deux sens (gauche – droite), avancer, reculer (haut – bas), tirer, et une touche permet de disparaître pendant quelques secondes et de réapparaître un peu plus loin. Le but du jeu est de détruire des astéroïdes en tirant dessus. Quand on touche un astéroïde, il se sépare en deux à trois moyens. Quand on touche un moyen, il se sépare en deux à trois petits. Quand on touche un petit, il disparaît. Quand un astéroïde nous touche, on perd une vie. De temps en temps un vaisseau extraterrestre traverse l’écran de gauche à droite. Si on le touche, on a un bonus de points.

 

Le jeu est construit sur un tore, ce qui signifie qu’un objet qui sort sur la droite de l’écran réapparaîtra sur la gauche. Idem en haut en et bas. Cela vaut aussi bien pour les astéroïdes que pour le joueur et ses tirs.

 

Les sons du jeu étaient assez énervants. La musique se constituait en tout et pour tout de deux notes sur un rythme proche de 60bpm (c’est… mou) avec un petit effet sonore de temps en temps, et le son du tir était affreux. Et comme bien sûr on passait le plus clair de son temps à tirer… Le son du vaisseau extraterrestre était assez violent aussi.

 

 

Ca rappelle beaucoup de souvenirs :’)

 

 

La maniabilité était très réduite sur ce jeu à cause du principe de déplacement. Il aurait été plus facile de jouer si en appuyant sur gauche, le vaisseau se serait déplacé sur la gauche (comme par exemple dans un Bomberman). Mais il pivote, et on gère l’accélération et la décélération (comme dans un Resident Evil), ce qui le rend difficile à piloter, et plus encore quand on commence à jouer avec le tore (sortie de l’écran – réapparition de l’autre côté).

 

Souvent je restais au milieu de l’écran pour avoir la meilleure visibilité, et je me contentais de pivoter et tirer; Je ne bougeais qu’en cas d’extrême nécessité, et me replaçait au centre ensuite.

 

A l’époque où je jouais à ce jeu, la Super Nintendo venait tout juste de sortir. J’était tout petit, certes l’Atari 7800 a comporté pas mal de bons titres, mais j’aimais beaucoup ce jeu tant pour sa simplicité (pas besoin d’explication; On arrive dans le jeu et on comprend tout de suite ce qu’on a à faire) que pour son aspect technique (quand on a passé cinq ou six écrans et qu’on a vingt gros astéroïdes qui apparaissent, on commence à parler de technique :p).

 

 

Passage du vaisseau (On voit bien l’effet tore)

 

 

Le jeu est à l’origine sorti en borne d’arcade; La version que je vous ai présentée ici est l’un des nombreux portages qui ont été réalisés. Le jeu a depuis été réédité sur Game Boy Color, sur Playstation, sur Nintendo 64, et sur la majorité des autres consoles sous forme d’Atari Anthology ou Anniversary… Et beaucoup de versions PC circulent et ont circulé. Il a aussi été porté de manière non-officielle sur beaucoup de supports, dont la Sega Dreamcast. En fait, c’est l’un des jeux qui a été porté sur le plus de supports au monde, au même titre que Space Invaders et Pac-Man.

 

Aujourd’hui encore, on trouve quelques versions accessibles, notamment sur le site d’Atari, comme l’émulateur de la borne d’arcade d’origine ou encore cette version plus moderne. Il existe même une version Xbox 360, disponible sur le Xbox Live.

 

Sources :

http://www.ataritimes.com/article.php?showarticle=174
http://en.wikipedia.org/wiki/Asteroids_(video_game)
http://www.yaronet.com/posts.php?s=131506
http://members.tcq.net/video61/7800new.html
http://platon21.wordpress.com/2011/01/15/1014/

 

 

Et pour finir une voici une petite vidéo de gameplay. Enjoy !